Ces phrases a bannir

Nous avons tous eu un passé différent, et une éducation différente. Certains d’entre vous ont peut-être eu des parents trop protecteur, trop colérique, trop absent ou même absolument parfait à vos yeux. Ce qui est sûr, c’est qu’ils vivaient à une «autre époque» !

Une génération, ce n’est pas si loin et pourtant, dans le monde de la petite enfance, je dirais que c’est presque un millénaire. Par le passé, les enfants étaient moins estimé qu’aujourd’hui. La société était

vraiment rude avec eux, avec nous. Il n’y a qu’à regarder La guerre des boutons, un de nos grands classiques français pour comprendre qu’à l’époque on ne rigolait pas tous les jours.

Quelques exemples concrets afin de mesurer l’ampleur des dégâts :

  • Par exemple, jusqu’en 1970 il était régulier que les enfants soient opérés sans anesthésie. Et oui, à cette époque, on estimait que l’enfant n’avait pas vraiment conscience de la douleur. Faire une anesthésie était considéré comme bien trop risqué pour son utilité chez le nourrisson.
  • Autre exemple Il a été décrété en juillet 1994 qu’il est interdit d’exercer volontairement, publiquement ou non, des mauvais traitements envers un animal domestique. Il faudra attendre le 22 Décembre 2016 pour que la même chose soit votée pour les enfants… soit plus de 20 ans après..! 20 ans !

Heureusement, aujourd’hui les mœurs changent et évoluent dans le bon sens. Le concept de maltraitance s’élargit et les jeunes parents apprennent à se défaire de ces bagages moyenâgeux. Nous avons tous eu le droit à ces “phrases types” que nos parents nous rabâchaient sans cesse dans les oreilles, et qui avaient le don de nous énerver. Des phrases tellement ancrées dans notre subconscient, qu’elles résonnent encore comme des Slogans dans nos têtes. Aujourd’hui, nous les répétons à nos enfants sans vraiment y réfléchir, mais surtout sans y voir leurs déficits éducatifs.

Pourtant même si ces phrases «n’ont jamais tué personne» (je vous attends déjà en commentaire) Elle n’ont jamais aidé l’enfant à se construire sainement non plus. Bon j’arrête de blablater je pense que vous avez compris là ou je veux en venir.

 

Top 3 des phrases à ne pas dire à son enfant

 

 

 

“Tu as fait caca, Tu pues !”

 

Pourquoi ?

Même en le disant sur le ton de la plaisanterie avec votre tête de gouzygouzy, ça ne se dit pas ! C’est un manque de respect flagrant, à moins bien sûr que vous ne soyez d’une franchise maladive, quand un de vos collègues ou autres arrive vers vous en sentant le putois faisandé après 3 semaines au soleil, vous ne lui dite pas «Tu pues» !

Vous arrêtez de respirer et vous prenez sur vous ! Là, c’est pareil ! J’ajouterai également le fait que les enfants ne comprennent pas les images. Avec cette phrase, l’enfant ne comprend pas “C’est mon caca qui sent mauvais”, mais bien “je pue”. Cela peut même engendrer chez certains enfants un véritable complexe, un retard sur la propreté ou même une constipation chronique.

A la place :

Tout simplement par «Tiens ?! ça sent le caca ! As-tu fais caca dans ta couche ?» Nul besoin de préciser que cette odeur est désagréable, il le sait déjà, lui aussi l’a senti.

 

“Fait ça ! Ou tu vas au lit !”

 

Pourquoi ?

Le lit n’est pas une « Punition » !!!! Comment voulez-vous que votre enfant soit content et serein de faire la sieste ou d’aller se coucher si vous en fait une « punition » ? (j’insiste sur le mot punition car il fera l’objet d’un autre article). Cette phrase au passage rentre tout simplement dans la catégorie des menaces. Est-ce vraiment une bonne idée de menacer votre enfant ?

A la place :

«Peux-tu faire ça s’il te plaît ?», vous allez me dire «mais si je l’aie menacé d’aller au lit c’est que j’ai déjà demandé gentiment» mais si l’enfant persiste à dire non, alors persistez à lui demander gentiment. « s’il te plaît cela m’aiderait beaucoup si tu le faisais» ou «tu sais on à pas le choix, il faut le faire avant de partir» «aller si tu veux je t’aide à le faire». Bref restez calme, proposez peut-être une récompense, lecture de son livre préféré, ou un atelier peinture, cela marche bien en général. Privilégiez la négociation à la menace !

 

Bon, tu ne veux pas venir ! tu es sûre ? Bon ben moi j’y vais, salut !”

 

Pourquoi ?

Ah celle-là, je l’entends encore tous les jours je crois. Avec cette phrase, vous faites comprendre clairement à l’enfant que vous seriez capable de l’abandonner. Ajoutez à cela le fait que certains parents partent vraiment et font plusieurs mètres avant de voir si leurs enfants pleurent ou non. C’est sadique ! Cela ébranle la confiance qu’il ou elle a en vous, en votre amour.

A la place :

«Tu viens, s’il te plaît ?»  Si les explications ne suffisent pas, c’est sans doute qu’il est en pleins jeu. Essayez de l’accompagner dedans pour mieux le finir. Par exemple : «Oh tu joues à la ferme, tu as vu la belle vache-là , je crois qu’elle à l’air fatiguée. Ah ben oui, il est déjà très tard, et si tu la mettais dans son étable pour qu’elle puisse se reposer. Tu pourras la retrouver demain matin !» Ni vu, ni connu l’enfant fini un scénario sans s’en rendre compte.  Vous pouvez essayer de prendre un objet qui aidera la transition. « Tu veux qu’on fasse visiter ta chambre à la vache ? Peut-être qu’elle aimerait bien jouer dans ta ferme et on la rapportera demain matin.» Si vous ne pouvez plus attendre. Prenez-le tout simplement dans vos bras. N’oubliez pas de le faire avec le sourire et calmement.

Je crois que le pavé est déjà assez long comme ça. Si vous utilisez encore ces phrases dans votre quotidien, ne culpabilisez pas, elles font partie de notre héritage. Le principal étant d’essayer de s’améliorer.

Si cela vous a plus, j ’ai encore des dizaines de phrases de ce genre pour faire un tome 2 ! N’hésitez pas à nous dire quelles sont les phrases de votre enfance dans les commentaires.

 

Gwenn

 

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